Text By Anne Maurel

Because we tend to confuse it with fickleness, we often forget that lightness is close to grace. To be or to feel light is to experience the nearly miraculous sensation of being released from the ground, being closer to the sky. Of being endowed with heightened, less acquisitive senses that make us caress, rather than grasp, something, we no longer want to grab, to hold onto, to cling to, to be anchored in reality. We prefer to brush our fingertips over it, honing our awareness of what is the most tenuous about it. A piano tune wafting out of an open window, played by a girl whose face we’ll never see: the refinement of lace, called frivolité in the 19th century; the delicay of purposeless ornaments: scents along a footpath: swallows in flight; evanescent pleasures; all the fleeting things of beauty in the world can bring delight without sparking a desire to possess them.

This state of grace, achieved effortlessly, without constraint-lightness is a frame of mind-delivers us, at least momentarily, from the laws of gravity, from the duties and profundities of daily life, adds a gracefulness to our actions, our movements, our discussions. When we feel light, we are shrewd, subtle, nimble and detached, lighthearted, able to find humor in small things, taking pleasure in our fleeting steps or words. Walking nearly feels like dancing. Conversation glides from one subject to the next, without stalling.

Lightness is the art of skimming surfaces and moments, shying away from depths, preferring the sketch to the drawing, the rough draft to the final work, flirtation to commitment. You can condemm it but you may be a little envious. When describing people of loose morals, the French use the word papillonner-to flit about like a butterfly from one thing to the next.

Originally written in french:

“A trop la confondre avec l’inconstance, on oublie souvent que la légèreté peut aussi confiner à la grâce. Être ou se sentir léger, c’est avoir la sensation quasi miraculeuse d’être délivré du sol, et plus proche du ciel. Avec des sens plus aiguisés et moins avides, qui font choisir l’effleurement plutôt que la prise. On a cessé de vouloir saisir, tenir et retenir; mordre dans la réalité. On préfère la toucher du bout des doigts en se rendant sensible à ce qu’elle a de plus ténu.

Un air de piano entendu en marchant, venu par une fenêtre ouverte derrière laquelle se tient une jeune fille dont on ne verra jamais le visage; la finesse d’une dentelle, appelée au XIXème siècle frivolité; la délicatesse d’ornements inutiles; des effluves sur un chemin; un vol d’hirondelles; les charmes d’un instant; tout ce que le monde offre de beautés passagères se révèle alors susceptible de nous séduire, sans éveiller notre désir de possession.

Cet état de grâce que nous avons atteint sans nous y être efforcés – la légèreté est une disposition- et qui nous exempte, momentanément au moins, des lois de la gravité, des obligations et du sérieux de notre vie quotidienne, rend aussi plus gracieux chacun de nos gestes, notre démarche et notre conversation. Quand nous nous sentons légers, nous sommes déliés, subtils, agiles et détachés, futiles, nous amusant d’un rien, prenant plaisir au mouvement rapide des pas, ou des mots. La marche a des allures d’une danse, ou presque. La conversation glisse d’un sujet à l’autre, et n’appuie pas.

La légèreté est un art de la surface et de l’instant, qui répugne aux profondeurs, préfère l’esquisse au dessin, l’ébauche à la conclusion, le flirt à l’engagement. Il est difficile de la condamner sans l’envier, au moins un peu. Ne dit-on pas d’hommes ou de femmes aux moeurs légères qu’ils papillonnent?”

Lightness


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